Trinidad

  Sur le parvis de la vieille église de Trinidad a Cuba , se jouent , se dansent et se perdent par dessus les toits , les innombrables rythmes de la salsa . Au coin d une ruelle un trio de musiciens m a demandé si je connaissais quelque chose et j ai dit : la guantanaméra ! . J ai eu la chanson rien que pour moi . Le soir la place de l église s est transformée en piste de danse et je suis resté admiratif  a siroter des mojitos , l instant magique s est éternisé dans la nuit .

                                          Trinidad

 

      " Je prend un taxi en commun avec un couple de canadiens et une australienne pour Trinidad . L autopista ressemble par endroit a un tarmac , pas de lignes blanches , pas de séparations . Des voitures d une autre époque circulent . Une foule de jeunes cubains fait du stop dans l espoir qu un touriste attentionné s arrete . Il fait chaud . Je pose mon sac dans une demeure avec patio aux meubles anciens , un régal de nostalgie . Les ruelles pavées descendent de la place de l église centrale dans un rayonnement colonial . Les petites maisons aux murs pastel et toits de tuile refletent encore la conquete espagnole . Ici un papy torse nu bricole son side car Oural tandis que la trois musiciens tradicionnales de Cuba égayent la venelle de notes de salsa . Je prend le train vétuste en bas de la ville pour la vallée des moulins a sucre , vaste cuvette ou la culture de la canne et les esclaves amenés d Afrique étaient surveillés par Iznaga le négrier , du haut de sa tour . Tour imposante et penchée d une immense tristesse qui veille encore a un passé de souffrance . Retour en ville , une vieille guimbarde américaine de couleur verte claire et aux chromes rutilants stationne a l ombre . Un vieil homme aux chaussures usées et entrebaillées est assis devant la porte de l église de la plazza Major et mache un énorme cigare . "