wawa wéwé

La cote Est de Bali  vers Amed est encore un peu préservée de l affluence touristique . Les petits villages languissent au soleil entre la mer corallienne et la terre volcanique . Un régal de joli coin de paradis . Tous les matins les pirogues a balanciers , les superbes prahus , dansent sur les vagues a la recherche de leur peche quotidienne . Un long fil et des hameçons , quelques poissons , de quoi nourrir la famille . Sans s aventurer trop loin , la plupart des balinais ne sait pas nager , la mer c est l inconnu . C est dans les eaux de la petite plage de Amed que j ai montré a Agus comment avancer a la brasse , évidemment il faut persévérer et boire quelques tasses avant de maitriser la technique , mais ça viendra ! . A l arriere du paysage magnifique de rizieres et de massifs forestiers , le volcan Agung , maitre des lieux domine la région .

Ici , pas de comme ci comme ça , pas de bla bla bla ; juste wawa wéwé .

                                                                                          Amed 27

 

     " je visite des sites magnifiques , temples surmontés de leurs mérus en chaume , labyrinthes de rizieres en terrasses ou s ébattent canards et énormes grenouilles , caldeira déchiquetée du volcan Batur ; au fil des petites routes plantées de hauts bambous d ou pendent des meches décoratives ou dissuasives envers les mauvais esprits et d immenses statues issues du bestiaire de la culture hindoue . Je déambule vers le marché aux oiseaux de Denpasar , sur la plage de Kuta , le Kuta mythique des routards , l un des trois K avec Kathmandu et Kaboul . Puis je me perd encore dans Ubud , cette petite ville berceau de l artisanat , si charmante et attirante aux maisons et murs de brique colorés de couches de mousse verte , ou des statues simiesques sont plantées la devant leurs offrandes de pétales et d encens . De superbes femmes aux habits chatoyants marchent dans la rue , sur leur tete une tour de fleurs et de fruits en cadeau a une fete de quartier . Le bruit si caractéristique du gamelan tintinabule par dela les toits , les odeurs savoureuses des satés se dissipent dans l air et ma fascination pour ce paradis doit bien sortir de mes orbites comme une envie puissante , une vision . "